Victor Hugo disait : « Il y a deux manières d’ignorer les choses : la première, c’est de les ignorer ; la seconde, c’est de les ignorer et de croire qu’on les sait. La seconde est pire que la première. »
Drôle de monde que le nôtre où nos politiciens s’informent sur des pages erronées de wikipédia ou dans des journaux de 3 ans d’âge, où nos journalistes font la une de leurs JT d’une information non vérifiée, où nos banquiers investissent sans connaître le véritable risque et où des internautes commentateurs jugent, armés de leur seule conviction, le travail d’autrui.
Ces différents comportements, et la bêtise qui leur est associée, ne sont en réalité que des composantes d’un ensemble plus grand que l’on nomme généralement l’ignorance. L’ignorance est généralement due à une carence aiguë de culture, d’éducation ou, pire, d’intelligence. Mais ce symptôme ne devient pathologique uniquement lorsqu’il est accompagné d’une vanité pathétique entraînant le sujet dans une démence et une certitude de connaître tout sur tout sans jamais l’avoir étudié.
Plus grave, lorsque le patient rejette en bloc sa propre ignorance jusqu’au déni nous sommes à la frontière du cas psychiatrique plus communément appelé : la connerie humaine.
Ce cas fascinant s’observe, en général, dans les troqués où les « beaufs » parlent économie, politique ou anthropologie. Mais avec l’avènement d’Internet nous avons pu observer un développement spectaculaire de ce que je nomme les « troqués virtuels » plus communément appelés forums. Ces nouveaux espaces d’échange ont permis un nouveau regroupement des beaufs internautes (ou « webeaufs ») pour former un bistrot mondial.
La synergie découlant de ces nouveaux espaces a permis à la connerie humaine de se développer de manière exponentielle pour en arriver aujourd’hui au cas que je vais vous présenter. Nous avons pu récemment observer sur le forum de jeuxvideo.com certains spécimens porteurs de la maladie suscitée à son stade le plus avancé qui, malgré le fait d’être vierge de toutes connaissances à propos d’un célèbre magazine, ont réussi à développer un argumentaire éolien et des conclusions superficielles alors que la matière pour se forger une réelle opinion était à disposition gratuitement sur le site de son éditeur. Effrayant n’est-ce pas ?!
Pour conclure cette démonstration, faisons un point sur l’état des recherches concernant cette pandémie. Malheureusement nous sommes au point mort, tout a été tenté : la mise en place d’énigmes dans Secret Story pour que les patients prennent conscience de leur capacité à réfléchir ou la mise en avant de leur libre arbitre grâce à des émissions comme « Next ». Mais rien n’y fait la plupart des patients atteints par cette maladie ont l’air d’être condamnés à vie et l’espoir n’a pas sa place dans cette lutte.
JL!